A lire : Orientation, Aidons les jeunes à construire leur avenir, De Pascale Marmara et Jeanine Over de Linden

Les Editions Diateino, Collection Méthodes

Ce court ouvrage pratique est très utile pour les parents en pleine réflexion sur l’orientation de leurs enfants vers des études supérieures. Les auteures sont des professionnelles de l’orientation des jeunes en France. Elles s’appuient sur une large expérience en management des ressources humaines gagnée en entreprise et en cabinet de conseil et ont une approche très internationale de leur sujet.

Leur constat sur l’enseignement supérieur français occupe toute la première partie de l’ouvrage. On y retrouve des thèmes habituels : système élitiste axé sur l’évaluation et les examens, suprématie des maths, spécificité nationale des classes prépas, rigidité des conditions d’admission dans l’enseignement supérieur et absence de passerelles… Conséquence majeure: le jeune subit souvent son orientation plutôt qu’il ne la choisit, il n’est pas informé sur les choix possibles et échoue souvent par défaut en université où le taux d’échec reste très élevé ( 1/3).

Les enjeux de l’orientation

Le rôle des parents dans l’orientation est donc crucial. Il leur faut à la fois aider les jeunes à se connaître, tout en restant lucides sur leurs capacités, et leur donner confiance en eux pour aborder les filières identifiées et choisies ensemble. Tâche immense et souvent hors de portée de parents débordés et eux-mêmes  parfois en phase de remise en question de leurs propres choix à mi-carrière…En témoigne le succès des conseillers d’orientation privés vers lesquels se tournent de plus en plus de parents désorientés.

Comment donc s’assurer que la démarche d’orientation sera fructueuse sans avoir forcément recours à un professionnel ? Les auteures commencent par mettre en garde des parents trop inquiets ou stressés, et dénoncent une tendance fréquente à vouloir décider pour le jeune. L’orientation est une démarche dynamique qui se met en place progressivement au cours de l’enfance et tient naturellement compte tenu du contexte familial et socio-professionnel de la famille. Ce n’est qu’à l’adolescence (et notamment pendant la classe de première, avant que les soucis du bac ne prennent le dessus), que le processus peut aboutir dans une formulation plus précise tenant compte de la personnalité du jeune, de ses capacités et de ses envies.

Elles préconisent une démarche « top-down » ,« du futur vers le présent » , ou encore « du rêve à la réalité » en plusieurs étapes qui ont pour but de clarifier la demande du jeune, définir ses valeurs, identifier ses critères, ses centres d’intérêt, ses compétences, les métiers qui y correspondent , évaluer les  contraintes du moment, enfin choisir les filières et se fixer des objectifs clairs pour aboutir aux inscriptions.

Le rôle du parent

Pour bien conseiller son enfant il est tout d’abord nécessaire de bien se connaître soi-même, puis d’aider son enfant à en faire de même. Les auteures préconisent la typologie  jungienne de la personnalité car elle permet d’intégrer des éléments comme les expériences de vie et les motivations. L’ouvrage décrit de façon détaillée et pratique comment effectuer ce test de personnalité pour vous et votre enfant, et  d’en déduire une méthode pour mieux travailler ensemble sur le thème de l’orientation.

Les dernières découvertes en matière de psychologie et de pédagogie susceptibles d’ aider le « parent accompagnant » sont passée en revue. On découvre notamment des « trucs et astuces » simples empruntés à la PNL (Programmation Neuro-Linguisitique) et  l’analyse transactionnelle pour améliorer la communication avec les adolescents  (éviter par exemple l’emploi du « tu » qui « tue », dire « je pense que tu » à la place…).

Enfin, il faudra travailler, toujours en utilisant les apports de la psychologie moderne, sur le renforcement des motivations du jeune par rapport à l’orientation choisie, de façon à le mettre en mouvement pour qu’il puisse atteindre ses objectifs. Cela passe notamment par le repérage de ses styles d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique) et de sa fome d’intelligence (dominante hémisphère droit ou gauche). Rapportés à l’approche jungienne de la personnalité, ces outils permettent d’améliorer la qualité de l’apprentissage.

Quels métiers pour demain ?

Le dernier chapitre s’attache à donner quelques pistes en réponse à cette question mais constate rapidement que la plupart des métiers de demain n’existent pas encore aujourd’hui. Mieux vaut donc privilégier l’acquisition de compétences comportementales telles que la connaissance de soi, l’intelligence émotionnelle, l’ouverture et l’adaptabilité.

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