Point sur la réforme du financement des études universitaires

L’année universitaire  écoulée a été marquée par la polémique autour de la décision par le gouvernement de coalition d’augmenter de façon considérable et brutale les frais de scolarité, qui vont quasi-tripler (de £3300 à  £9000/an dans la majorité des cas).

A qui va s’appliquer la réforme ?

Confrontées à de sévères coupes budgétaires, les 2/3 des universités ont d’ores et déjà annoncé qu’elles allaient dès 2012 appliquer le maximum du nouveau barème (£6000-£9000/an), au lieu de  £3300 actuellement. Un Bachelor universitaire reviendra ainsi à £27 000. Seuls les étudiants ayant commencé leurs études en 2011 pourront profiter de l’ancien tarif, valable pendant toute la durée de leurs études (ce qui a provoqué un afflux massif de candidatures cette année, de nombreux jeunes renonçant en outre à faire une Gap Year pour en profiter).

Comment financer ses études ?

Le même schéma de financement est conservé : les étudiants de  l’UE gardent la possibilité de faire un emprunt à taux bonifié (=égal à l’inflation), remboursable uniquement lorsque leur salaire annuel excèdera £15000/an (porté à £21000 en 2012). Les remboursements s’effectuent à hauteur de 9% des revenus excédant ce seuil, pendant un maximum de 30 ans.

En outre, si l’étudiant réside au RU depuis 3 ans, il est éligible au « maintenance loan », dont le montant varie de £3800 à £7500 selon l’année d’entrée à l’université, si le jeune étudie à Londres et vit ou non chez ses parents. Ce prêt est ouvert à tous sans considération des revenus familiaux à hauteur de 72% du montant.

Parallèlement, le gouvernement est censé renforcer le dispositif de bourses pour les étudiants issus de milieux défavorisés. En première estimation, les familles dont les revenus sont inférieurs à £50000/an devraient en être les principales bénéficiaires.

Rembourser son prêt

L’étudiant qui continue en Master a la possibilité de contracter un nouvel emprunt, qui va s’amalgamer au premier pour les considérations de remboursement. Une fois les études terminées, deux cas se présentent :

–          Si le jeune reste travailler au UK, les remboursements seront généralement déduits de son salaire (une fois le seul franchi), dans le cadre du PAYE system. C’est le cas le plus simple mais qui ne prend pas en compte de nombreuses situations comme le cumul de jobs, les revenus du patrimoine, etc.. qui contribuent chacun au du seuil de déclenchement et doivent être déclarés séparément (Self Assessment).

–          S’il part à l’étranger, les choses se corsent. Il est censé tenir le fisc anglais informé de ses ressources à l’étranger, et un barème spécial lui sera appliqué selon le pays où il travaille. Mais bien peu de jeunes sont conscients de ces obligations et oublient de contacter HMRC. D’après certaines informations, près de 20% d’étudiants étrangers seraient actuellement en défaut sur leur emprunt…

Sources : www.direct.gov.uk/en/EducationAndLearning/UniversityAndHigherEducation/StudentFinance/Applyingforthefirsttime/DG_171539, www.studentloanrepayment.co.uk

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